Pour entendre son chant, cliquez sur la photo.

La perdrix grise est la plus commune surtout dans la partie nord de notre pays. Son bec est de couleur gris bleuté, ses pattes sont grises ardoises. Son poitrail est marqué, en forme de fer à cheval, de plumes de couleur marron; c’ est un signe de distinction car il est plus prononcé chez le mâle. On peut également les différencier quand on la tient dans la main, le mâle possède, sous l’ oeil, un espace de derme sans poil teinté de rouge vif; chez la poule, ce signe est moins marqué.

La perdrix désigne l’ oiseau de l’ espèce adulte, c’ est à dire dès la fin de l’ automne de l’ année de naissance. Le mot perdreau désigne l’ oiseau de l’ année n’ ayant pas encore toute sa coloration, le pouillard est l’ oiseau dont l’ âge est entre le poussin et le perdreau.

Les perdrix vivent en compagnie (groupe formé par les perdreaux et les perdrix d’ une même famille et généralement de la même couvée). Ce gibier fait partie des gallinacés. Elles se reproduisent à terre. Elles sont monogames; c’ est la poule qui choisit le coq et une fois accouplés ils ne se quittent plus. La ponte a lieu dans un nid rudimentaire dans les blés verts ou encore dans des herbes hautes; 15, 18 voire 20 oeufs y seront déposés. Elles s’ accouplent de fin janvier à fin février. La première ponte a lieu en avril/ mai et l’ incubation dure 24 jours. Si le temps le permet, il est possible qu’ il y ait une deuxième couvée. Cinquante pour cent d’ entre elles seront détruites par les engins agricoles; à cela il faut ajouter les pertes causées par les intempéries et les prédateurs. Les perdrix se nourrissent essentiellement de grains, de baies, de fruits et d’ insectes. Leur poids peut atteindre les 300 à 400 grammes.

Le faisan est le plus beau des oiseaux de chasse dans notre pays; il en existe de plusieurs variétés; le commun, le faisan de Mongolie, le formose, l’ obscur sans oublier le plus magnifique le vénéré. Mais je n’ aborderai que ceux qui sont plus connus et répandu dans nos chasses.
Le faisan commun est un oiseau rustique, peu batailleur et qui possède un plumage rouge cuivreux; il est assez rare à l’ état pur car il est croisé avec d’ autres variétés. Il ne porte pas de collier.
Le faisan de Mongolie est plus gros, moins sombre dans les couleurs du camail; l’ aile est marquée d’ une tache claire et le cou porte un collier. Tout comme le faisan commun il est rare à l’ état pur.

Ce gros gallinacé présente un fort dimorphisme sexuel: le coq est très coloré, sa tête est d’ un ton vert vif aux reflets métalliques, ses joues sont rouges et sans plumes, son ventre est roux voire fauve et son dos est marron. La femelle, plus terne est de couleur beige tachetée de noir. L’ un et l’ autre portent une queue longue mais celle de la femelle est plus courte,

Ci-contre à gauche: le coq et à droite: la poule

Leurs prédateurs sont comme pour la perdrix: les corbeaux, pies, hérissons, petits carnivores, chats et chiens errants.
Le mâle adulte pèse jusque 1,5 kg et la poule est belle lorsque son poids approche le kilogramme. Il est monogame en liberté d’ après certains, d’ autres disent qu’ il est polygame et qu’ il aurait pris cette pratique en élevage; pour moi, d’ après ce que j’ ai pu observer, je dirai qu’ il fait partie du deuxième qualificatif. Au contraire de la perdrix, c’ est le mâle qui choisit sa femelle; pour la séduire il exécute une danse nuptiale et la pariade a lieu en Mars ou Avril. La femelle pond douze à quinze oeufs parfois dix huit ou simplement la moitié. Elle les dépose dans un nid rudimentaire à même le sol sous un buisson, sur une friche ou encore sur un talus. La couleur de ceux-ci est verdâtre ou brun; l’ incubation dure 24 à 26 jours. Les jeunes faisandeaux sont de couleur neutre et les mâles prennent leur beau plumage qu’ au milieu ou qu’ à la fin de l’ automne. Leur nourriture est à peu de chose près comme celle de la perdrix mais comme il est plus fort, il s’ attaque à des aliments plus gros tels que des glands. Le faisan a absolument besoin d’ eau donc il avoisinera les bords des marais et les fonds humides. Pour se nourrir, le matin et le soir il va au gagnage dans les cultures envoisinantes. En principe, il se perche la nuit dans de grands arbres. On dit que c’ est un gibier de nos bois et forêts mais, depuis un bon moment, il y a des cantons de notre département où on tente de l’ introduire en plaine; c’ est assez difficile si le territoire n’ a pas de bosquets. En principe, lorsqu’ on essaie les faits de ce genre, on évite de le chasser pendant une voire deux années.
Je ne pouvais pas passer à un autre gibier sans vous présenter notre plus bel oiseau de nos forêts; le faisan vénéré (voir ci-contre) , il rejoint les espèces dites “à longue queue”. De ce fait, cet attribut chez le mâle peut mesurer jusque deux mètres. Adulte, ses ergots acérés et recourbés vers le haut peuvent atteindre une longueur de 3 à 4 centimètres.

Il vit essentiellement en forêt. Les coqs sont nettement plus gros que les femelles; la longueur de leur corps est de 30 centimètres pour ceux-ci et 25 pour les poules. La longueur de la queue de ces dernières n’ atteint que 40 cm. Par contre, c’ est la poule qui vole le plus vite; quand elle est surprise, elle démarre comme une vraie bombe. Alors, si vous en rencontrez; prenez le temps de l’ observer sans le déranger, il est si magnifique. J’ ai eu la chance d’ en rencontrer deux et je les vois encore.

La caille est un petit gibier qui fut providentiel lors des ouvertures d’ antan et ce dans toutes les régions de France. C’ est un oiseau migrateur qui quitte les régions du nord pour se fixer au sud voire même plus bas, allant vers les pays plus ensoleillés comme l’ Espagne. Cette migration commence en été après les récoltes des céréales et c’ est pour cela qu’ elle est presque inconnue chez nous dans le Pas de Calais. Particulièrement, j’ ai eu la chance d’ en trouver une et ça ne m’ est arrivé qu’ une seule fois; je ne parle pas des cocottes que l’ on relâche pour débourrer les chiots de chasse. La caille est un gallinacé d’ une taille nettement inférieure que celle de la perdrix et il est plus flasque et moins nerveux également. Sa tête paraît petite par rapport au reste du corps; ses ailes sont courtes et pointues; la queue est pratiquement inapparente; ses pattes sont de couleur jaune et sont frêles. Son plumage est ocre-jaune-gris, plus clair sous le ventre mais plus roux sur la poitrine; l’ oeil est entouré de clair et une ligne foncée sur le dessous forme un collier parsemé de plumes noirâtres qui s’ élargit sur le haut de la poitrine chez le mâle. Son régime alimentaire est à base de graminées sauvages mais ça ne s’ arrête pas là car elle aime se régaler de parties vertes des plantes, de fruits, d’ insectes, de larves, de vers et de mollusques.

Les cailles s’ installent dans les blés verts pour y nicher de préférence. La femelle dépose, dans un nid rudimentaire mais assez bien dissimulé, huit à douze oeufs blanchâtres tachés de brun. Les couvées sont trop souvent détruites par les fauchaisons. A savoir que les cailles sont monogames comme les perdrix mais plus combatives. Leurs petites ailes font rapidement croire qu’elles savent pas voler longtemps mais ceci est une erreur car elles traversent parfois les mers lors de leur immigration. Leurs ennemis sont les mêmes que pour les perdrix mais en plus les écureuils se délectent parfois de leurs petits oeufs.